Tangoznthewood

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En ces temps troublés par ce grain de virus qui enraye beaucoup trop d’évènements culturels et divertissants, il faut savoir se réinventer comme on dit.

Et on est surpris (mais aussi admiratifs) par l’inventivité et l’engagement des plus vulnérables. Ceux qui n’ont même pas droit aux ‘privilèges’ du statut d’intermittents du spectacle ne peuvent s’en remettre qu’à eux-mêmes. Et cela donnent des résultats parfois pathétiques, parfois désopilants, parfois magiques.

Un peu pathétique et un peu désopilant, comme ce duo de jeunes femmes avec leur spectacle de campeuses en bleu de travail, qu’elles trimballent à vélo sur les places de marché de campagnes occitanes. Avec leur toute petite fille qui se fait la malle dès que le papa, un peu fatigué, regarde ailleurs. Le public est là, pas nombreux mais admiratif devant tant de bonne volonté, et sans doute un peu compatissant pour leurs conditions de vie.

Et puis il y a le magique, comme ce concert inattendu au milieu de la forêt des sept nains. Une roulotte tango dans la forêt de l’ami Ludo.

Au milieu d’une grande clairière, une scène et une piste de danse en terre battue (par les soins de Ludo aidés de ses ânes) des petits groupes de personnes attablées ou assises sur des rondins, dans le respect des distances de sécurité, des petites bougies pour éclairer le chemin pour y arriver et celui pour les toilettes sèches, et avant que la nuit tombe, un orchestre qui se met à jouer. Un tango diablement entrainant.

La musique envahie la clairière à l’acoustique parfaite, réverbérée par les troncs et la canopée, quelques arbres imposants s’éclairent sous les spots et les premiers couples se mettent à danser. Le tango et la milonga. C’est une petite formation, piano, guitaron, bandonéon, et deux violons, qui jouent leurs compositions, des classiques du répertoire argentin et quelques chansons françaises re-rythmées. Et qu’on sent ravis de pouvoir enfin jouer quelque part après que tous leurs concerts aient été annulés.

Et d’ailleurs tout le monde est ravi d’être là, les bons danseurs comme les autres pas spécialement amateurs de tango, emportés par la poésie du lieu et les envolées passionnées de la musique. Le sourire est sur toutes les lèvres, libres de masques, sur ces visages émerveillés par toute cette liberté retrouvée, de pouvoir de nouveau vivre à plusieurs un moment de convivialité musicale au milieu d’une nature préservée et protectrice. C’est simple, c’est vrai et ça fait un bien fou. Alors on danse.

Merci Ludo #tangoznthewood

et

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